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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 14:40
Parlons peinture. 

Je fais donc exclusivement de l'abstrait. 
Je n'ai été figurative qu'entre mes 7 et 19 ans... 

Je signe D. STAVRIDIS depuis que j'ai 10 ans. 
C'est le nom de mon grand père maternel qui était grec. 
Comme un de mes peintres préférés a toujours été Domenikos THEOTOKOPOULOS dit Le GRECO, qu'il s'appelait aussi Dominique, on peut voir l'origine romantique de mon nom de peintre. 

J'ai arrêté de peindre durant 20 ans, de 1986 à 2006 suite au décès d'un proche, le temps de surmonter un grand traumatisme, je suppose. 
Il me semblait alors que j'avais été peintre seulement dans une autre vie. 

Or, peintre,  je l'ai été toute jeune. 

J'ai fait des études de peinture. 
Au lycée mes études classiques (avec allemand, latin, grec) n'étaient pas une vraie réussite.
J'ai donc rapidement intégré, tout d’abord, une école préparatoire aux Beaux Arts, l'école Arts et Techniques rue des lions, durant 3 ans. 
Puis concours d’entrée et admission aux Beau Arts de Paris section peinture. Et donc, Beaux Arts. 

Je me suis mariée et, mon mari et moi, sommes partis vivre à Alger. 
J'y ai exposé et vendu durant 5 années, de 1970 à 1975. 

Nous nous sommes ensuite installés à Abidjan où nous sommes arrivés en 1976.
J'ai commencé à vendre de plus en plus de toiles. 
A partir de 1978 j'ai fait parti du Conseil d'Administration de l'AGALCI (Association Générale des Arts et Lettres de Côte d'Ivoire) et j'étais membre du Comité de sélection des oeuvres pour le Concours annuel des jeunes peintres Ivoiriens. 

J'exposais régulièrement au Centre Culturel Français d'Abidjan. 
A ma dernière exposition, en 1984, mes tableaux se vendaient entre 5000 et 15000 francs français, selon leur taille et j'en vendais environ une dizaine par an. 

Lorsque  je suis partie brutalement de Côte d'Ivoire, à la suite du décès de ce proche, j'ai tout laissé là bas. 
Un ami devait récupérer et garder mes tableaux. Il y en avait une bonne cinquantaine de ma collection personnelle ou invendus. Mais je n'ai plus jamais eu de nouvelles de cet "ami". 

C'est donc vraiment une période située dans "une autre vie". 

Il ne reste dans ma famille en France que 4 tableaux de cette époque révolue. 
1 fait  à Paris lorsque j’avais 16 ans. C’est une reproduction du St Jean du Gréco. 

1 noir et blanc  fait à Alger en 1972, intitulé « La chute d’Icare », 
















1 noir fait à Abidjan en 1980, intitulé « Fréquences », 


Et 1 dernier fait à Abidjan en 1983, intitulé « Combat de jonques ". 



Voilà, depuis 2006 je repars donc de zéro. 

Mon style a évolué par rapport à ma peinture de l'époque, mais globalement je m'y reconnais (heureusement). 

Ce qui m'intéresse, c'est les lignes de forces, de construction. La matière et les différences d'épaisseurs et de textures. Le symbolisme des couleurs et des formes. Transmettre des émotions et des impressions par le travail du mouvement. 

Je travaille toujours à partir d'un petit croquis où sont placées les grandes lignes de constructions du tableau final, les couleurs qui seront utilisées ainsi que le titre. 

Actuellement j'ai 28 toiles et 28 papiers toilés achevés. 

Je ne peins qu'à l'huile, mais sur des supports divers : toiles, carton, isorel, bois. 
J'inclus également des matériaux comme le papier, le plastique, des vernis à bois, des techniques mixtes. 

Les formats vont de 92 X 65, 100 X 73, 116 X 81 à 130 X 89. 
Je ne fais pas plus grand, faute de moyens financiers, pas faute d’envie. A Paris mon atelier est un peu petit pour le temps de séchage de l'huile, mais je me débrouille.

J'ai beaucoup plus de place à Marrakech et c'est là bas que je travaille le plus.

J'espère trouver un lieu pour exposer en 2008 ou 2009.

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Published by Dominique ROYER - dans Ma peinture
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